Féculents sans gluten : le guide complet pour diversifier votre alimentation en 2026

20 min. de lecture

Environ 670 000 Français vivent avec la maladie cœliaque, pourtant seuls 10 à 20% sont diagnostiqués selon la Haute Autorité de Santé. Au-delà de cette nécessité médicale, de plus en plus de personnes cherchent à réduire leur consommation de gluten pour améliorer leur bien-être digestif. La bonne nouvelle ? Les féculents sans gluten sont nombreux, variés et permettent de composer des repas équilibrés et savoureux. Riz, quinoa, sarrasin, patate douce, manioc… découvrez comment ces alternatives naturellement dépourvues de gluten peuvent transformer votre assiette tout en préservant votre santé.

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En bref

Chiffres clés :

  • 1% de la population française touchée par la maladie cœliaque (environ 670 000 personnes)
  • 10-20% seulement des cas diagnostiqués (AFDIAG, HAS 2024)
  • Marché français du sans gluten : 200-230 millions d’euros avec une croissance de 7-9% par an
  • 8 céréales naturellement sans gluten : riz, maïs, millet, sorgho, fonio, teff, riz sauvage, amarante
  • Prévalence en Europe estimée à 0,7-0,8%

Points essentiels :

  • Les féculents sans gluten incluent céréales, pseudocéréales, tubercules et légumineuses
  • Le quinoa cuit apporte 120 kcal/100g avec un index glycémique bas de 35
  • L’attention à la contamination croisée est cruciale pour les cœliaques
  • La diversification alimentaire permet de combler les besoins nutritionnels
  • Le régime sans gluten strict à vie reste le seul traitement de la maladie cœliaque

Quelle est la liste complète des féculents sans gluten ?

Les féculents courants naturellement sans gluten

Le riz représente la base alimentaire pour plus de la moitié de la population mondiale. Qu’il soit blanc, complet, basmati ou sauvage, le riz est naturellement exempt de gluten et constitue une valeur sûre pour tous les repas. Le riz complet apporte davantage de fibres et de minéraux que le riz blanc, avec un index glycémique légèrement plus bas.

Les pommes de terre et patates douces figurent parmi les tubercules les plus polyvalents de notre cuisine. La pomme de terre, riche en amidon et en potassium, se décline à l’infini : purée, gratin, rôtie ou en salade. La patate douce, avec sa belle couleur orangée, apporte en plus des antioxydants précieux, notamment du bêta-carotène. Ces tubercules fournissent une base énergétique solide tout en restant digestes.

Le maïs occupe une place centrale dans de nombreuses cuisines du monde. Consommé en grains, en polenta, en farine ou sous forme de galettes, il offre une grande variété d’usages culinaires. La polenta, spécialité italienne à base de farine de maïs, accompagne parfaitement les plats mijotés. Le maïs se distingue par sa richesse en fibres et sa teneur intéressante en magnésium et phosphore.

Les céréales anciennes et pseudocéréales

Le quinoa, originaire des hauts plateaux andins, est techniquement une graine et non une céréale. Cette pseudocéréale contient les neuf acides aminés essentiels, ce qui en fait une source de protéines végétales complètes particulièrement intéressante pour les régimes végétariens. Avec environ 120 calories pour 100 grammes cuits et un index glycémique bas de 35, le quinoa favorise la satiété tout en régulant la glycémie. Il renferme également sept fois plus de magnésium que le riz blanc.

Le sarrasin, malgré son surnom de “blé noir”, ne contient aucun gluten. Cette graine riche en fibres et en protéines végétales se prête aussi bien aux préparations salées que sucrées. En France, elle entre dans la composition des fameuses galettes bretonnes. Le sarrasin se distingue par sa teneur élevée en rutine, un antioxydant qui contribue à la santé cardiovasculaire.

Le fonio, cette petite céréale africaine millénaire, gagne progressivement en popularité en France. Ses grains fins cuisent rapidement et développent une texture légère et délicate. le fonio présente l’avantage d’un index glycémique modéré et d’une bonne teneur en acides aminés essentiels. Cette céréale résistante pousse dans des conditions climatiques difficiles, ce qui en fait une culture durable et respectueuse de l’environnement.

Le millet, longtemps tombé dans l’oubli en Occident, revient sur le devant de la scène grâce à ses qualités nutritionnelles. Riche en magnésium, fer et vitamines du groupe B, cette petite graine dorée se cuisine comme du riz ou du quinoa. Son goût légèrement sucré et sa texture moelleuse séduisent de plus en plus de consommateurs à la recherche d’alternatives nutritives.

Les tubercules et légumineuses riches en amidon

Le manioc, également appelé tapioca sous sa forme transformée, constitue un féculent de base dans de nombreux pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud. Ce tubercule blanc riche en amidon possède un effet rassasiant marqué. La fécule de manioc entre dans la composition de nombreux produits sans gluten. Attention : le manioc ne doit jamais être consommé cru car il contient des composés toxiques qui disparaissent à la cuisson.

Les légumineuses, bien que souvent associées aux protéines végétales, sont également classées parmi les féculents en raison de leur richesse en amidon. Les lentilles vertes, corail ou noires affichent un index glycémique très faible de 25 à 30, ce qui les rend particulièrement intéressantes pour stabiliser la glycémie. Les pois chiches, haricots rouges et pois cassés complètent cette famille aux multiples bienfaits nutritionnels.

Les châtaignes représentent un féculent méconnu mais très intéressant. Contrairement aux idées reçues, la châtaigne n’est pas un fruit à coque mais bien un féculent. Sa farine donne des crêpes et des gâteaux d’une douceur incomparable. En purée ou simplement grillées en hiver, les châtaignes constituent une solution nourrissante et réconfortante.

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Quels sont les bienfaits des féculents sans gluten ?

Apport glucidique essentiel pour l’énergie

Les féculents sans gluten fournissent des glucides complexes indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Ces glucides se transforment progressivement en glucose, carburant principal de nos cellules et notamment du cerveau. Contrairement aux sucres simples, les glucides complexes des féculents assurent une libération d’énergie progressive et durable, évitant les pics de glycémie suivis de coups de fatigue.

L’apport glucidique doit représenter 40 à 55% de l’apport énergétique total quotidien selon les recommandations nutritionnelles. Pour une personne ayant des besoins de 2000 calories par jour, cela correspond à environ 200 à 275 grammes de glucides. Les féculents sans gluten permettent d’atteindre ces apports tout en préservant la santé intestinale des personnes intolérantes.

Protection du système immunitaire et de l’intestin grêle

Pour les personnes atteintes de maladie cœliaque, l’éviction totale du gluten constitue le seul traitement efficace. Le gluten provoque chez ces patients une réaction auto-immune qui endommage la muqueuse intestinale et détruit progressivement les villosités de l’intestin grêle. Ces villosités jouent un rôle crucial dans l’absorption des nutriments.

L’adoption d’une alimentation sans gluten permet la régénération de la paroi intestinale en 6 à 12 mois selon la Haute Autorité de Santé. Cette guérison de la muqueuse intestinale restaure les capacités d’absorption et réduit les risques de carences nutritionnelles. Les féculents sans gluten contribuent ainsi indirectement au renforcement du système immunitaire en permettant une meilleure assimilation des vitamines et minéraux.

Avantages nutritionnels selon les types de féculents

Chaque féculent sans gluten présente un profil nutritionnel spécifique. Le quinoa se distingue par sa richesse en protéines complètes et en magnésium. Le sarrasin apporte de la rutine, un flavonoïde aux propriétés antioxydantes. La patate douce fournit du bêta-carotène, précurseur de la vitamine A essentielle pour la vision et la santé de la peau.

Les légumineuses combinent fibres, protéines végétales et minéraux comme le fer et le zinc. Cette composition en fait des alliés précieux pour prévenir les carences fréquentes dans les régimes sans gluten, notamment en fer et en vitamines du groupe B. La diversification des sources de féculents permet ainsi d’optimiser les apports nutritionnels.

Information médicale : Ces informations ne remplacent pas un avis médical personnalisé. Si vous suspectez une intolérance au gluten ou souffrez de troubles digestifs, consultez un professionnel de santé avant de modifier votre alimentation.

Comment diversifier son alimentation sans gluten ?

Alterner les sources de féculents au quotidien

La diversification constitue la clé d’une alimentation sans gluten équilibrée. Plutôt que de consommer uniquement du riz ou des pommes de terre, il est recommandé d’alterner entre différentes céréales et tubercules tout au long de la semaine. Cette rotation permet d’éviter les carences et d’enrichir l’apport en nutriments variés.

Une semaine type pourrait inclure du quinoa le lundi, du riz complet le mardi, des patates douces le mercredi, du sarrasin le jeudi, des lentilles le vendredi, de la polenta le samedi et du fonio le dimanche. Cette approche garantit un large spectre de vitamines, minéraux et acides aminés tout en maintenant le plaisir gustatif grâce à la variété des saveurs et textures.

Combiner féculents et légumineuses pour des protéines complètes

L’association de céréales sans gluten et de légumineuses dans un même repas permet d’obtenir des protéines végétales complètes. Cette complémentarité des acides aminés est particulièrement importante pour les personnes suivant un régime végétarien ou végétalien sans gluten.

Les combinaisons classiques fonctionnent parfaitement : riz avec lentilles corail, quinoa avec pois chiches, maïs avec haricots rouges. Ces associations traditionnelles dans de nombreuses cuisines du monde prouvent que nos ancêtres avaient déjà compris intuitivement l’intérêt nutritionnel de ces mariages. Un repas composé de riz et de lentilles fournit ainsi tous les acides aminés essentiels dans des proportions optimales.

Intégrer progressivement de nouvelles céréales

L’introduction de nouveaux féculents sans gluten dans votre alimentation doit se faire progressivement. Cette approche permet à votre système digestif de s’adapter aux nouvelles fibres et de découvrir de nouvelles saveurs sans bouleverser vos habitudes alimentaires brutalement.

Commencez par tester une nouvelle céréale par semaine. Si vous n’avez jamais goûté le millet, préparez-le d’abord en accompagnement d’un plat familier. Une fois que vous maîtrisez sa cuisson et appréciez son goût, vous pouvez l’intégrer dans d’autres recettes. Cette méthode facilite l’adoption durable d’une alimentation diversifiée sans gluten.

Quels aliments éviter en cas d’intolérance au gluten ?

Les céréales à gluten : blé, orge, seigle, épeautre

Le blé et ses dérivés constituent la source principale de gluten dans l’alimentation occidentale. Cela inclut le blé tendre utilisé pour le pain et les pâtisseries, le blé dur pour les pâtes, mais aussi l’épeautre et le kamut qui sont des variétés anciennes de blé. Tous ces grains contiennent des protéines de gluten et doivent être strictement évités.

L’orge et le seigle contiennent également du gluten, bien qu’en quantités différentes du blé. L’orge se retrouve principalement dans les boissons maltées et la bière traditionnelle. Le seigle entre dans la composition de certains pains rustiques. Le petit épeautre, malgré son nom, reste une céréale à gluten et ne convient pas aux personnes cœliaques.

L’avoine pose un cas particulier. Naturellement sans gluten, elle est souvent contaminée lors de la culture ou de la transformation. Seule l’avoine pure certifiée sans gluten peut être consommée par les cœliaques, et encore, certaines personnes restent sensibles aux protéines similaires au gluten présentes dans l’avoine.

Les pièges de la contamination croisée

La contamination croisée représente un danger souvent sous-estimé pour les personnes cœliaques. Elle survient lorsqu’un aliment naturellement sans gluten entre en contact avec du gluten lors de la préparation, de la cuisson ou du stockage. Quelques miettes de pain suffisent à déclencher une réaction chez un cœliaque.

À la maison, plusieurs précautions s’imposent. Utilisez des ustensiles dédiés pour préparer les aliments sans gluten : planches à découper, passoires, cuillères en bois. Le grille-pain doit être réservé au pain sans gluten ou équipé de sachets protecteurs. Les contenants de beurre, confiture et pâte à tartiner doivent être dédoublés car les couteaux transportent des miettes contaminantes.

En cuisine partagée, cuisinez les plats sans gluten avant ceux contenant du gluten. Nettoyez soigneusement les surfaces de travail avec de l’eau chaude savonneuse. Les farines volatiles représentent un risque particulier : leurs particules peuvent contaminer toute la cuisine. Stockez les produits sans gluten dans des placards séparés et étiquetés clairement.

Vérifier les étiquettes et les labels

La lecture attentive des étiquettes alimentaires est indispensable pour éviter les sources cachées de gluten. Le gluten se cache dans de nombreux produits transformés : sauces, soupes industrielles, charcuteries, bouillons cubes, certains fromages, bonbons et même certains médicaments contenant de l’amidon de blé.

Le logo “épi barré” garantit une teneur en gluten inférieure à 20 ppm (parties par million), seuil réglementaire européen pour la mention “sans gluten”. Ce label, géré par l’AFDIAG en France, assure un contrôle strict de la chaîne de production. Les mentions légales “sans gluten” et “très faible teneur en gluten” (moins de 100 ppm) sont également réglementées par le règlement européen n°828/2014.

Source : Règlement (CE) n°828/2014 de la Commission européenne relatif à la composition et à l’étiquetage des denrées alimentaires convenant aux personnes souffrant d’une intolérance au gluten.

Comment cuisiner avec des féculents sans gluten ?

Techniques de cuisson selon les féculents

Chaque féculent sans gluten possède ses propres spécificités de cuisson. Le riz nécessite généralement un rapport de 1 volume de riz pour 2 volumes d’eau, porté à ébullition puis cuit à feu doux pendant 15 à 20 minutes. Le quinoa se rince d’abord pour éliminer la saponine qui lui donne une amertume, puis se cuit dans 1,5 volume d’eau pendant 12 à 15 minutes.

Le sarrasin cuit rapidement, en 10 à 12 minutes dans deux volumes d’eau. Le fonio, avec ses grains ultra-fins, demande seulement 5 minutes après avoir absorbé de l’eau bouillante. Les pommes de terre s’adaptent à tous les modes de cuisson : vapeur pour préserver les nutriments, four pour une texture croustillante, ou eau bouillante pour les purées.

Les légumineuses exigent souvent un trempage préalable de 8 à 12 heures pour réduire le temps de cuisson et améliorer leur digestibilité. Les lentilles corail font exception et cuisent en 15 minutes sans trempage. Un filet de vinaigre ou de jus de citron dans l’eau de cuisson aide à attendrir les légumineuses plus rapidement.

Éviter la contamination croisée en cuisine

L’organisation de la cuisine conditionne la sécurité alimentaire des personnes cœliaques. Désignez un espace de travail spécifique pour la préparation des aliments sans gluten, nettoyé méticuleusement avant chaque utilisation. Les surfaces poreuses comme le bois retiennent le gluten : privilégiez le verre, l’inox ou le silicone pour les ustensiles dédiés au sans gluten.

La cuisson des pâtes illustre parfaitement les risques de contamination. Ne réutilisez jamais l’eau ayant servi à cuire des pâtes avec gluten pour cuire des pâtes sans gluten. Utilisez une passoire distincte, car les résidus collent aux parois. Pour les fritures, l’huile doit être vierge et n’avoir jamais servi à frire des aliments panés contenant du gluten.

Lavez systématiquement vos mains à l’eau chaude savonneuse après avoir manipulé des aliments contenant du gluten et avant de préparer un plat sans gluten. Cette simple précaution élimine les traces résiduelles qui pourraient contaminer les préparations. Changez également de torchon et d’éponge entre les préparations.

Idées de recettes simples et variées

Les féculents sans gluten se prêtent à une multitude de préparations. Un bol énergétique associe du quinoa cuit, des légumes rôtis, un œuf poché et une sauce tahini. Le taboulé de fonio revisite le classique libanais avec des grains plus fins et délicats, mélangés à des herbes fraîches, tomates et concombre.

La polenta crémeuse accompagne parfaitement les champignons sautés ou un ragoût de légumes. Les galettes de sarrasin garnies de jambon, fromage et œuf constituent un repas complet réconfortant. Les patates douces se transforment en frites croustillantes au four, en purée veloutée ou en base pour des brownies moelleux en version sucrée.

Un risotto de riz arborio se décline avec tous les légumes de saison. Les lentilles corail mijotent en dhal indien épicé, servies avec du riz basmati. Le millet se prépare en version salée comme le couscous, ou sucrée en porridge crémeux pour le petit-déjeuner. Cette diversité culinaire prouve qu’une alimentation sans gluten n’implique aucune monotonie.

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Farines alternatives pour la pâtisserie

La pâtisserie sans gluten nécessite souvent un mélange de plusieurs farines pour reproduire les propriétés élastiques du gluten. La farine de riz constitue une base neutre, mais doit être associée à d’autres farines pour éviter une texture trop sèche et friable. La farine de sarrasin apporte du caractère avec son goût typé, idéale pour les crêpes et les gâteaux rustiques.

La farine de châtaigne offre une douceur naturelle parfaite pour les desserts. La farine de maïs donne du moelleux aux cakes et aux muffins. Pour compenser l’absence de gluten, des liants comme la gomme de xanthane ou de guar, les graines de chia moulues ou les graines de lin peuvent être ajoutés à raison de 1 à 2 cuillères à café par 250g de farine.

Les proportions standards pour un mélange polyvalent : 40% farine de riz, 30% fécule (pomme de terre ou maïs), 20% farine de sarrasin et 10% farine de quinoa ou châtaigne. Ce mélange fonctionne pour la plupart des recettes de pâtisserie. Préparez-le en grande quantité et conservez-le dans un contenant hermétique.

Pâtes et pain sans gluten

Les pâtes sans gluten se sont considérablement améliorées ces dernières années. Les versions à base de riz et maïs offrent une texture proche des pâtes traditionnelles. Les pâtes de lentilles ou pois chiches apportent un bonus protéique intéressant. Attention à la cuisson : les pâtes sans gluten deviennent rapidement trop molles. Respectez scrupuleusement le temps indiqué et goûtez régulièrement.

Le pain sans gluten maison demande une approche différente de la panification traditionnelle. Les pâtes sont plus liquides, proches d’une pâte à cake. L’ajout de psyllium améliore considérablement la texture en retenant l’humidité. Les graines (tournesol, lin, sésame) enrichissent le goût et la valeur nutritionnelle tout en apportant du croquant.

Pour un pain réussi, misez sur une hydratation élevée (70 à 80% d’eau par rapport au poids de farine), une fermentation longue pour développer les arômes, et une cuisson en milieu humide avec un récipient d’eau dans le four. Le pain se conserve mieux au congélateur tranché, permettant de ne décongeler que les portions nécessaires.

Adapter ses recettes préférées

La plupart des recettes traditionnelles s’adaptent facilement à une version sans gluten moyennant quelques ajustements. Pour les gratins, remplacez simplement les pâtes classiques par des pâtes sans gluten. Les quiches acceptent une pâte brisée sans gluten réalisée avec un mélange de farines. Les béchamels s’épaississent aussi bien avec de la fécule de maïs qu’avec de la farine de blé.

Les sauces nécessitant un roux peuvent utiliser de la farine de riz ou de la fécule. Pour les panures, la chapelure de pain sans gluten, la polenta fine ou les flocons de maïs écrasés donnent un résultat tout aussi croustillant. Les gâteaux moelleux réussissent souvent mieux avec un mélange de farines qu’avec une seule farine.

N’hésitez pas à expérimenter progressivement. Commencez par adapter vos recettes les plus simples avant de vous attaquer aux préparations complexes. Notez vos réussites et ajustements pour constituer votre propre répertoire de recettes sans gluten personnalisées. La communauté en ligne partage également de nombreuses astuces et retours d’expérience précieux.

Bon à savoir : Les personnes cœliaques doivent vérifier que l’avoine est certifiée pure et sans gluten. Même non contaminée, l’avoine peut provoquer des réactions chez 5% des cœliaques en raison de protéines similaires au gluten.

Questions fréquentes sur les féculents sans gluten

Les pommes de terre sont-elles vraiment sans gluten ?

Oui, les pommes de terre sont naturellement sans gluten. Ce tubercule ne contient aucune des protéines de gluten présentes dans le blé, l’orge ou le seigle. Vous pouvez consommer des pommes de terre sous toutes leurs formes : cuites à l’eau, vapeur, rôties, en purée ou en frites. Attention cependant aux pommes de terre transformées industriellement (frites surgelées, purée instantanée) qui peuvent contenir des additifs à base de gluten. Vérifiez toujours les étiquettes des produits transformés.

Peut-on perdre du poids en adoptant une alimentation sans gluten ?

L’alimentation sans gluten n’entraîne pas automatiquement une perte de poids. Ce qui compte, c’est l’équilibre global de votre alimentation et votre apport calorique total. Certaines personnes perdent du poids en supprimant le gluten simplement parce qu’elles éliminent des aliments transformés caloriques (biscuits, viennoiseries) et augmentent leur consommation de légumes et féculents naturels. À l’inverse, les produits sans gluten industriels sont souvent plus riches en sucres et matières grasses pour compenser la texture. Pour maintenir ou perdre du poids, privilégiez les féculents sans gluten naturels et non transformés, associés à des légumes, protéines et bonnes graisses.

Quels féculents sans gluten ont le meilleur apport protéique ?

Le quinoa arrive en tête avec environ 4,4g de protéines pour 100g cuits, suivi du sarrasin (3,4g). Ces deux pseudocéréales contiennent de plus tous les acides aminés essentiels, ce qui en fait des protéines complètes. Les légumineuses dominent largement avec 8-9g de protéines pour 100g de lentilles cuites. Pour optimiser l’apport protéique, associez dans un même repas une céréale sans gluten et une légumineuse (par exemple riz et lentilles, ou quinoa et pois chiches). Cette combinaison fournit un profil d’acides aminés optimal, équivalent aux protéines animales.

Comment éviter les carences avec un régime sans gluten ?

Les carences courantes dans un régime sans gluten concernent les fibres, le fer, le calcium, les vitamines B et la vitamine D. Pour les prévenir, diversifiez au maximum vos sources de féculents en alternant riz complet, quinoa, sarrasin, légumineuses. Consommez des légumes verts à feuilles pour le fer et le calcium, des fruits secs et oléagineux pour les minéraux. Les produits sans gluten enrichis (céréales du petit-déjeuner, pains) peuvent aussi contribuer aux apports. Si vous êtes cœliaque, un suivi nutritionnel régulier avec dosages sanguins permet de détecter et corriger les éventuelles carences. Un complément multivitaminé peut être recommandé la première année suivant le diagnostic.

Les flocons d’avoine sont-ils sans gluten ?

L’avoine pure est naturellement sans gluten, mais elle est très souvent contaminée lors de la culture, de la récolte ou de la transformation par du blé, de l’orge ou du seigle. Seule l’avoine certifiée “sans gluten” avec le logo épi barré convient aux personnes cœliaques. Même avec une avoine pure, environ 5% des cœliaques réagissent à l’avénine, une protéine de l’avoine similaire au gluten. Si vous êtes cœliaque et souhaitez intégrer l’avoine, introduisez-la progressivement et surveillez vos symptômes. Commencez par de petites quantités (20-30g) et augmentez graduellement si vous la tolérez bien. En cas de doute, consultez votre médecin ou diététicien.

Combien de temps faut-il pour s’habituer à une alimentation sans gluten ?

L’adaptation pratique à une alimentation sans gluten prend généralement 2 à 3 mois. Les premières semaines peuvent sembler déconcertantes : il faut apprendre à lire les étiquettes, découvrir de nouveaux produits, réorganiser sa cuisine et adapter ses recettes. Sur le plan digestif, les personnes cœliaques constatent souvent une amélioration des symptômes dès 2 à 4 semaines. La guérison complète de la muqueuse intestinale demande 6 à 12 mois de régime strict. Psychologiquement, l’acceptation du régime varie selon les personnes. Rejoindre des groupes de soutien (AFDIAG, forums en ligne) facilite cette transition en partageant astuces et recettes. Après 6 mois, la plupart des personnes ont intégré ce mode alimentaire dans leur quotidien et ne le vivent plus comme une contrainte mais comme une habitude naturelle.

Où acheter des féculents sans gluten certifiés en France ?

Les féculents sans gluten certifiés se trouvent dans plusieurs types de points de vente. Les magasins bio (Biocoop, La Vie Claire, Naturalia) proposent le plus large choix avec souvent un rayon dédié. Les grandes surfaces (Carrefour, Auchan, Leclerc) développent leurs gammes sans gluten, généralement au rayon diététique ou bio. Les épiceries fines et magasins spécialisés dans les produits du monde offrent des céréales anciennes comme le fonio, le teff ou l’amarante. En ligne, des sites spécialisés (Nature & Cie, Greenweez, Kazidomi) livrent toute la France. Pour les produits à base de fonio spécifiquement, consultez notre carte interactive des points de vente qui référence plus de 200 adresses vérifiées en France.

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Sources :

  • Haute Autorité de Santé (HAS), “Diagnostic et prise en charge de la maladie cœliaque chez l’enfant et l’adulte”, octobre 2024
  • Association Française Des Intolérants Au Gluten (AFDIAG), données épidémiologiques 2024-2025
  • Anses – Table de composition nutritionnelle Ciqual 2020
  • Règlement (CE) n°828/2014 de la Commission européenne, juillet 2014
  • Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE), recommandations maladie cœliaque

Article mis à jour le 23 décembre 2025. Dernière vérification des sources : décembre 2024.